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Les icônes "syriennes" de l’atelier marseillais

Article publié le jeudi 8 juin 2017 par Jean-Baptiste

Comme nous l’expliquons depuis la création de notre atelier, et comme cela a été le cas depuis des générations et des générations, l’icône ne peut et ne doit pas être une "copie".
Elle est l’expression de la rencontre entre "le Créateur" et "la créature".
Elle ne peut et ne doit pas être une simple "reproduction", elle est une expression vivante de la foi.
En continuant à faire de l’icône une "reproduction" nous courons le risque de "calibrer" les icônes comme l’on calibre les fruits et les légumes et de faire de l’Eglise une nouvelle foi (comme cela a été fait de manière dramatique de nombreuses fois par le passé) la structure d’une réalité temporelle.

L’icône se révèle par l’Esprit Saint dans la personne de manière unique car chaque personne, étant l’image de Dieu, est un être unique.
Elle se réalise en relation avec le Prototype invisible à nos yeux et pourtant bien présent. L’apprenti iconographe doit cultiver cette Présence afin d’en faire la re-presentation. Il ne peut s’atteler à ne faire que reproduire la réalisation d’un autre avant lui mais réaliser lui-même cette expérience vivante.

En multipliant les reproductions, nous polluons l’expression de la foi et participons à la déchristianisation. Les nombreux ateliers de copies d’icônes ou les magasins qui vendent des collages d’"icônes se transforment en contre-témoins de l’Evangile et tout en croyant (par l’aspect matériel) propager la foi ils en deviennent les porteurs erronés.

Nous souffrons, chrétiens de tous "poils" de cette situation.
Les fidèles devraient soutenir les ateliers d’icônes (reconnus) qui forment les futurs témoins de l’Evangile au lieu de "consommer" l’image pieuse dans les magasins :le Christ n’a-t-il pas lui même chassé les marchands du Temple ?.
Les jeunes qui veulent se former à l’iconographie n’ont souvent pas les moyens financiers de le faire, c’est pourquoi les cours d’icônes se retrouvent "réservés" à une certaine catégorie de personnes. Cela ne devrait pas être le cas et les paroisses devraient pouvoir prendre en charge la formation des jeunes comme elle prennent en charge celle des séminaristes. De plus, si les fidèles commandaient de vraies icônes peintes par les iconographes reconnus. vivant sur leur terre, cela permettraient de diminuer le coût de l’achat d’une icône jusqu’à maintenant élevée.

Nous avons eu la joie d’accueillir à l’atelier de Marseille, durant cette année, deux jeunes femmes syriennes qui ont réalisé (et avec leur peu de moyens ont réussi à financer leur formation) leur première icône du Christ.
Nous sommes heureux qu’elles aient appris les bases de l’iconographie. Elle vont repartir finir leurs études à Damas en Syrie en ayant à cœur de témoigner de leur foi chrétienne par le biais des icônes.
Nous voyons en cela un petit clin d’œil de notre Saint Patron, Jean de Damas, qui à une époque où naissait l’Islam, s’est livré "corps et âme" à la défense de la théologie de la vénération des Images sacrées dans l’Eglise.

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