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Question du corps après la mort

Article publié le samedi 30 mars 2013 par Jean-Baptiste
Mis à jour le samedi 21 juin 2014

Parvis de l’église de l’Annonciation de St Cyr
Le Christ et l’entière Création participent au mystère de la Passion : l’ombre des arbres tourmentés et de la croix s’unissent pour exprimer le même évènement

Une pensée particulière en ce jour où une bonne partie des chrétiens s’apprète à célébrer la Résurrection du Christ.

En tant qu’iconographes, nous sommes sensibles à toutes les questions se rapportant au corps humain.

La représentation iconographique rend présent l’image d’une humanité transfigurée : Cette transfiguration sous-entend un dépassement de la condition de dégradation de la matière.

Elle met en valeur le lien filial entre le Créateur et sa créature.
Dieu créer l’homme à son Image et à sa Ressemblance (Cf Genèse)

Aussi, toute atteinte portée au corps humain peut être considérée comme une atteinte portée à Dieu.

Il nous a semblé intéressant de proposer à la lecture le texte ci-dessous qui met en évidence une question importante concernant l’enterrement de nos défunts.

Déclaration du Saint-Synode de l’église orthodoxe de Chypre au sujet du projet de loi du gouvernement chypriote concernant la crémation des défunts

" Au cours de sa session du 6 mars, le Saint-Synode de l’église orthodoxe de Chypre a abordé la question de l’incinération des défunts, ce qui est traité par le projet de loi y relatif, qui a été annoncé il y a longtemps. Le Saint-Synode souhaite faire connaître au plérôme de l’église ses positions :

1. La question de la crémation des morts ne revêt pas un caractère dogmatique pour l’église. La résurrection des morts que nous attendons peut se produire aussi à partir des cendres "car rien n’est impossible à Dieu ". Nombreux furent ceux qui à certaines époques devinrent la nourriture des fauves et animaux sauvages, sur la terre ferme comme en mer, sans que cela signifie qu’ils ne ressusciteront pas lors du second avènement du Christ.

2. Ce problème se réfère à la tradition de l’église : le corps qui a reçu les sacrements de l’église (le baptême, la chrismation, l’huile sainte, la sainte communion, etc.) est la demeure de l’Esprit Saint et doit être respecté. Les corps des hommes qui ont vécu de tout leur être la vie chrétienne, continuent même après leur séparation d’avec leurs âmes, d’être les habitations de l’Esprit Saint, accomplissant des miracles, exsudant des huiles parfumées, restant intacts et dégageant de bonnes odeurs. C’est pourquoi la décomposition violente des corps est évitée. En rendant honneur au corps, conformément à la recommandation de l’apôtre Paul, l’église procède à son inhumation. La description de l’enterrement du Christ, de Lazare, de Jacob, de Joseph, etc., renvoie à la même tradition. L’église a institué des fêtes de " l’invention des reliques " des saints, place les reliques des martyrs dans l’autel lors de la dédicace des églises, considère les reliques des saints comme " plus vénérables que des pierres précieuses " et " transférant la grâce divine ", c’est-à-dire qu’elles sont les moyens par lesquels est transmise la grâce divine aux fidèles. L’hymnographie de l’église se réfère souvent aux tombes et à la dissolution des corps "dans les éléments qui le composaient ", se référant à nouveau à la tradition de l’inhumation et non à la crémation des corps.

3. C’est la foi de l’église que chaque homme constitue une personnalité particulière, distincte devant Dieu. Cette particularité est observée également dans les caractéristiques de l’homme, dans son ADN. L’ADN de chaque homme est maintenu aussi dans les restes, les os de l’homme, tandis que, contrairement à cela, les cendres résultant de la crémation, sont toutes les mêmes. Respectant ce caractère unique de chaque dépouille mortelle, l’église n’accepte pas la crémation des morts.

4. Tous ceux qui visitent les tombes de leurs personnes aimées reconnaissent qu’ils ressentent un soulagement à cette occasion. Ils ressentent que leurs défunts bien-aimés n’ont pas disparu. Leurs corps se trouvent ici. C’est là aussi une raison supplémentaire pour laquelle l’église se prononce en faveur de l’inhumation des défunts.

Forum de l'article

  • Question du corps apr
    13 avril 2013, par Marie Maignan

    Merci pour ces données de l’Église. Il serait intéressant de les comparer avec les traditions bouddhistes, hindouistes et autres sur la crémation.
    Les incinérations des défunts dans nos sociétés ne sont motivées que par souci de l’hygiène et les faibles coûts engendrés et ne méritent pas de débats.
    Merci . Marie

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